L'école primaire rurale se détache des masures du Douar;parfois elle est construite au milieu des des champs entre quatre ou cinq Douars.Des élèves doivent parcourir 6 à 8 km tous les jours pourrejoindre ce modeste bâtiment en pise ou en préfabriqué,sous le froid glacial de l'hiver ou la canicule de l'été.Un équipement des plus rudimentaire,le plus souvent pas de portes,et des vitres cassées,si bien que le vent et les animaux y entrent librement.Les insectes et les reptiles vivent en cohabitation avec le maître et les élèves.En plein hiver,la toiture se crève et la pluie s'y engouffre.Une absence pathétique des infrastructures.80% des écoles rurales n'ont pas accès à l'eau potable,à l'électricité et aux latrines.Plus de 15.000 établissements primaires concernés par ce calvaire sans débouchés!!Le problème des sanitaires rend la scolarisation des filles très faibles,ce qui contribue à la déperdition scolaire dans ce milieu hostile.Pour accéder à son lieu de travail,l'enseignant doit se cuirasser de patience pour franchir monts et vaux,rivières et torrents.Outre l’absence de logements de fonction décents pour les instituteurs, certaines écoles souffrent d'un manque de classes spécifiques pour chaque niveaux. Des élèves de différents niveaux se trouvent donc entassés dans une seule et même salle de classe. Ce qui rend les conditions d'apprentissage très difficiles, voire impossibles. L'hétérogénéité des âges pose problème.En effet comment l'instituteur doit-il se comporter face à un groupe de 40 élèves où il y a six niveaux et des gamins qui ne possèdent même pas l'outil << Ecrire-lire.>> Comment va-t-il concevoir une préparation des leçons pour six niveaux en Français et en arabe- s'il vous plaît!!? Comment ne pas devenir dingue et déserter pour de bon!!?
le: 10/09/2013